Suite de l'expédition "A la recherche des insectes", ce samedi 27 juin, sur les carrières de Tourris dans la commune du
Revest-les-Eaux (83) entre le Mont Coudon et le Mont Caume.
La première carrière de Tourris
Le long de la première carrière, où un mois auparavant nous avions observé un rollier posé sur les fils électriques, nous
apercevons cette fois-ci un faucon crécerelle en chasse. Le long de la route, une série de cinq ou six ailes de Demi-Deuil attire notre attention. Il est surprenant de voir ces ailes sur le bas
côté de la route...
Toujours le long de la chaussée, des Orthoptères discrets se montrent furtivement avant de rejoindre les broussailles, si
tôt dérangés. Dans les genets, les épeires ont tissés leurs toiles orbitales (cette espèce semble être typiquement méditerranéenne).
Barbitistes fischeri ???
Aculepeira armida femelle
Un peu avant la seconde carrière, les Diptères sont toujours très bien représentés, avec de nombreux asiles - ces sortes
de mouches sont de redoutables prédatrices :
Dasypogon diadema femelle
Dasypogon diadema mâle déjeunant
une punaise
Cet insecte encore indéterminé, mais très original :
???
Enfin, au crépuscule, un des plus grands longicornes, le Grand Capricorne, s'aventure sur un chemin calcaire. L'appareil
photo délaisse une Crocothemis erythraea pour cette apparition surprenante :
Cerambyx cerdo
Par Sophie & Julien
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Puisque les oiseaux se font discrets en ce début d'été, c'est l'occasion idéale pour partir à la découverte
des insectes des environs de Toulon. Cette sortie sera également l'opportunité de tester notre nouvel appareil photo compact en mode macro.
Première escale : le Mont Faron
Dans la montée du Faron, au niveau du départ du téléphérique, un épervier s'élève dans le ciel à la recherche
d'une proie. Quelques larges nuages gris s'approchent du mont Faron mais ne parviennent pas à atteindre le littoral en cette journée du 27 juin. La silhouette de l'épervier en chasse se dessine
parfaitement dans la nébulosité, avant de plonger et de disparaître derrière les habitations.
Ce sera la seule apparition d'un rapace pour les prochaines heures... Seuls deux geais des chênes auront
l'audace de se montrer discrètement, mais cette journée n'est pas une journée pour les oiseaux au Faron !
Vue de la rade de Toulon depuis le Point Sublime du Mont Faron
En revanche, du côté des Lepidoptères, ça bouge ! De nombreux Flambés, Machaons et Citrons butinent dans les
environs du Point Sublime. D'autres plus discrets, comme les Argus ou les Fadets des Garrigues, sont bien présents. Les Demi-Deuils et les Sylvains se montrent également. Enfin, il reste quelques
Belles-Dames, mais la vague migratrice était au mois de mai.
Iphiclides podalirius (Flambé)
Rien à dire du côté des Odonates (même si une libellule a été aperçue au Point Sublime, sans pouvoir être
identifiée). La belle surprise de l'après-midi a été offerte par ce longicorne au rouge vif ravissant qui s'est laissé photographier sur un chêne, après avoir été repéré pendant son vol
caractéristique :
Purpuricenus kaehleri femelle
Un peu plus loin, son collègue Stictoleptura cordigera s'est, à son tour, prêté à une séance photographique brêve mais intense !
Stictoleptura cordigera
Parmi les Hétéroptères, les Punaises de toutes sortes (Dicyphus en
grand nombre, Acanthosomatidae, Pentatomidae...) réalisent un véritable
festival de parures.
Eurydema ventralis
Graphosoma semipunctatum
Les Orthoptères sont là ! Ne sachant pas les identifier pour le moment, nous ne pourrons en dire plus, mais
ils étaient farouches, sautaient dans les buissons pour se camoufler, montrant leurs ailes avec de belles couleurs rouge et bleu selon les cas...
Délaissons enfin les Insectes pour les Arachnides, avec deux timides représentants : une Synema
globosum ou "Araignée Napoléon" qui paraissait faire la sieste dans sa planque (d'ailleurs, particularité, cette araignée semblait avoir tissé une toile autour d'elle...) ; et une
Agelena labyrinthica qui avait tissé sa toile en forme de nappe au pied d'un buisson. En agrandissant les photographies, les deux filières postérieures se distinguent très nettement.
Difficile de savoir s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle (hypothèse a priori).
Agelena labyrinthica capturant sa proie sur sa toile en forme de nappe
Par Sophie & Julien
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