Dans le cadre de la journée internationale du Gypaète barbu, nous nous sommes rendu dans le Queyras pour participer à la
prospection.
Notre de point d'observation était situé au-dessus de Ceillac. Les Cassenoix étaient très nombreux. Nous
n'avons pas observé de gypaète mais seulement 9 Vautours fauves et 2 Aigles royaux adultes de passage ainsi que quelques craves au loin.
Pour occuper notre attente, une Mésange noire, postée sur un arbuste juste devant nous,nous a offert un
concert .
Nous pouvons enfin voir le lac et le refuge sous le soleil. Après une bonne nuit de sommeil, nous reprenons notre route, sans trainer, et sans détours cette
fois !
De nombreux passereaux profitent du soleil pour chanter, parmi eux un merle de roche mâle à proximité du refuge.
Peu de traces de l'orage de la veille, si ce n'est l'eau ruisselant sur le chemin jusqu'au village de Castérino. Le retour est assez rapide et
facile.
Nous nous levons vers 5h pour aller observer les chamois à proximité du refuge. Le soleil se lève petit à petit tandis que les premiers passereaux commencent à
chanter (Traquets, pipits, rougequeues...). Après cette balade matinale nous regagnons le refuge pour le petit déjeuner.
Traquet motteux
Nous voilà bientôt repartis. Le ciel est bleu, dégagé (enfin presque), et nous décidons de faire un détour en montant tout d'abord au Pas de l'Arpette. Les marmottes et les
chamois sont nombreux. Jolie vue sur le refuge des Merveilles et le vallon d'Empuonrame. La silhouette d'un chamois se dessine sur la cime des Verrairiers. Au loin, vers la Cime du diable,
quelques bouquetins. Des craves tournoient autour de nous. Ambiance calme, propice à une petite sieste au soleil... pas seulement pour les marmottes...
Vue depuis le Pas de l'Arpette vers la vallée des Merveilles.
Vue sur le vallon d'Empuonrame
Une fois redescendus du Pas de l'Arpette nous reprenons notre chemin en direction du refuge de la Valmasque et traversons la vallée des Merveilles. Nous nous attardons sur
quelques gravures observables en bordure du chemin. Sur la photo ci-contre : la paroi vitrifiée. Des bateaux y sont représentés, mais nous avons beau inspecter la falaise, nous ne les voyons
pas. En revanche, les gravures du XIX° let XX° laissées par les promeneurs sont bien visibles !
Petite pause pour le repas au pied du Grand Capelet. Devanat nous le chemin encore enneigé qui monte vers le pas de la Valmasque.
Le ciel commence à bien se couvrir... Mais, imprudents, nous n'y prenons pas garde et ne nous hâtons pas...
Montée au Pas de la Valmasque
Arrivés au Pas, nous prenons le temps d'observer un petit groupe des Chocards à bec jaune avant de redescendre vers les trois lacs.
Le chemin est recouvert par la neige et nous marchons au hasard à travers les névées et éboulis. Au loin, nous apercevons un troupeau d'une douzaine de bouquetins composé
d'une majorité d'adultes et de quatre jeunes. Mais bientôt l'orage éclate. Fin des photos et de la balade... La grèle se met à tomber et nous ne sommes qu'au Lac Basto ! Nous nous abritons sous
les roches pour éviter la foudre. Le spectacle est à la fois splendide et terrifiant. Cela relève du sublime au sens kantien !
"Est sublime ce qui, par cela seul qu'on peut le penser, démontre une faculté de l'âme, qui dépasse toute mesure des sens"
La grèle forme un rideau devant nous. Parfois, le tonerre cesse de gronder et nous sortons de notre abri pour continuer à avancer à travers les névées le long du lac. Mais la trève n'est jamais
longue ! Mais un autre problème nous attend : l'eau commence à ruisseler et le chemin se transforme en un véritable torrent. Nous avons de l'eau jusqu'aux genoux. Il est dès lors impossible de
s'arréter. L'orage redouble de violence et nous courons à travers les falaises, le chemin étant impratiquable, pour rejoindre le refuge que nous apercevons au loin.
Nous voilà enfin au barrage ! Nous sommes accueillis par un bon verre de vin chaud offert par l'un des habités du gîte. Trempés, mais heureux d'être arrivés et d'avoir vécu cette expérience
!
Départ un peu de tard du village de Castérino. Il est déjà 14h30 et nous prenons le chemin en direction du refuge de Fontanalbe. Nous traversons le mélézin
jonché de nombreuses espèces de fleurs : trolles, ancolies, lis...
Trolle
Ancolie des Alpes
Lis Martagon
Le chemin s'élève en direction du lac vert où nous apercevons les premiers chamois. Nous bifurquons en direction de Valauretta. Depuis la baisse le paysage
s'ouvre sur des alpages où gambadent quelques marmottes. 7 jeunes bouquetins paissent sur la crête. Mais il est déjà tard et nous entamons notre descente en direction de La Minière.
Gentiane acaule
Nous croisons le chemin de quelques chamois. Mais pas le temps de trainer... le ciel s'assombrit et l'orage gronde au loin... Nous bifurquons sur la droite et
empruntons un petit sentier qui coupe vers le refuge des Merveilles. Au milieu du sentier : le Lis orangé.
Lillium bulbiferum croceum
Enfin nous arrivons en vue d'une bergerie et de la piste qui mène au refuge que nous gagnons à 19h, juste pour l'heure du repas ! Ambiance sympa animée par les
pêcheurs venus fêter l'ouverture de la saison ! Après 5h de marche à bonne cadence nous savourons le repas avec plaisir !
Départ de Villar-St-Pancrace (1288m), petit village près de Briançon. Nous prenons le sentier botanique qui s’élève à travers une forêt de mélèzes pour
rejoindre le chemin menant au Clot des Prés (1580m) puis aux Chalets des Prés du Vallon (1720m). Nous apercevons un aigle royal adulte houspillé par deux buses variables. Les
prairies sont recouvertes de safrans.
Le sentier bifurque vers la gauche et traverse à présent une forêt de sapins où nous croisons de nombreux casse-noix. Nous marchons en raquettes jusqu’au
Mélézin (1879m) où nous déjeunons. Le ciel s’assombrit et il commence à neiger.
Clot des près
Casse-noix moucheté
Le
Mélézin
Nous reprenons la route et prenons cette fois-ci la piste qui descend en direction des Chalets des Ayes. Deux cerfs traversent devant nous. De nombreuses
coulées d'avalanche recouvrent le chemin. L'une d'elles est assez impressionante.
Coulée d'avalanche
Nous continuons en direction du plan du Peyron (1860m) puis arrivons au lac de l’Orceyrette encore gelé. Les nuages de neige voilent les sommets au
loin. Le vent est glacial et nous n’entendons que le cri de quelques marmottes au loin. Vers les sommets, un chamois traverse une coulée de neige.
Plan du Peyron
Lac d'Orceyrette
Demi-tour. Nous retournons aux Ayes et suivons le GR5 jusqu’à Villar-St-Pancrace.
Nous prenons la voiture en direction de Briançon et nous nous garons à Puy-St-André (1516m). Nous suivons la piste jusqu’au Moulin puis le chemin qui
monte aux Combes (1853m).
Les Combes
Le sentier serpente à travers une forêt de mélèzes. Le sol est tapissé de Pulsatilles vulgaires et de crocus. Nous longeons le torrent où file un cincle. Nous
arrivons dans une vallée (2000m) encastrée entre la crête de la Pisse et la crête de la Bressière.
Les passereaux sont très nombreux :
Traquets motteux, Merles à plastron, Grives draines, Pipits spioncelles, niverolles, accenteurs, pinsons… Quelques marmottes se faufilent entre les rochers au milieu des prairies jonchées de
colchiques. Le long des crêtes, un épervier passe entre les Hirondelles de rochers tandis que crient quelques craves. Nous montons jusqu’à la crête de la Pisse puis redescendons vers le torrent.
La vallée est très enneigée mais aujourd’hui nous n’avons pas pris les raquettes. Nous voilà contraints de rebrousser chemin ne pouvant monter au col de la Trancoulette et redescendons vers le
début de la piste où nous avons la chance de croiser deux Perdrix bartavelles.
Temps splendide. Nous prenons la voiture pour gagner le village de Freissinières (1200m). Nous prenons le GR 50 en direction des Aujards. Le chemin serpente
le long des ruisseaux à travers des près verts. Le chant du coucou accompagne, comme la veille, notre ascension. Au loin le rire du pic-vert qui semble se moquer de nous. Serait-ce parce que nous
portons les raquettes sur le dos alors que nous n’en n’aurons pas besoin ? C’est peut-être parce qu’arrivés aux Aujards (1600m) nous nous rendons compte que nous avons raté notre
chemin. Demi-tour par la piste. Nous ne tardons pas à trouver notre chemin qui monte aux Garcines (1771m) à travers des prairies ensoleillées.
Les Garcines
Les lézards des murailles se font dorer au soleil et restent attentifs : deux circaètes chassent au-dessus de nous. Pause repas aux ruines au pied des crêtes
(1900m). Deux Grands corbeaux ont repéré notre repas et ne cessent de tourner autour de nous. Ils attendront notre départ pour se poser enfin. Mais c’est en vain qu’ils chercheront des
restes…
Nous voilà à peine repartis qu’un vol de près de 200 chocards s’élève au-dessus de nos têtes.
Deux trois torrents traversés et nous voilà aux Allibrands (ça semble facile dit comme ça !!!).
Nous restons sur le chemin en direction de Dormillouse puis bifurquons vers la gauche pour rejoindre la Got (1724m) où se trouve un splendide mélèze.
Descente jusqu’aux Viollins dans la vallée et retour à Freissinières par le sentier qui longe le Torrent.
Arrivés à la voiture, il est 17h30, juste le temps de filer à Valouise où nous assistons à uns petite visite guidée du sentier de découverte de la maison du parc.
Le guide nous explique les différents comptages qu’ils organisent (Tétras, lagopèdes, bartavelles…) La balade est sympa. Nous finissons la journée par une fondue dans probablement le seul resto
ouvert du village. Retour de nuit à la station, une chouette hulotte traverse la route et se pose à la cime d’un arbre mort. Nous avons tout le temps de l’observer avant qu’elle reprenne son
envol.
Départ du Grand Parcher (1200m) au pied du Mont Brison. Le chemin monte de façon raide jusqu’à la Fontaine Marcellin (1714m). Nous traversons
des coupes de bois et des forêts de sapins où nous n’entendons que le chant d’un coucou. Des hirondelles de fenêtre tournent au-dessus de nous. Au loin, le long de la crête, nous apercevons un
groupe de 6 craves. Dans les bois nous entendons assez peu d’oiseaux, mais à la fontaine, quelques passereaux viennent s’abreuver : pinsons, becs croisés, venturons, mésanges…
Après une courte pause nous reprenons notre chemin jusqu’au Bois du Clot (1575m). A l’intersection, bifurcation à gauche vers Le Bouchier. Nous
nous arrêtons un peu avant le hameau au milieu d’un champ de pulsatilles. Un circaète longe la crête de Roche motte.
Champ de pulsatilles
L'Argentière
Demi-tour jusqu’au Bois du clot et cette fois-ci nous prenons le chemin jusqu’au Barthalay puis la piste qui descend en zigzagant jusqu’à la Sagne.
Première fois que l’on peut entendre la fauvette à tête noire depuis notre arrivée. La piste quittée, nous voilà sur le chemin qui nous ramène au Grand Parcher… sous la pluie.
Le temps est plutôt dégagé ce matin. Nous prenons la voiture et descendons à l’Argentière. Nous prenons la petite route qui mène aux anciennes mines et qui continue en direction de Sapey.
Trois circaètes survolent la ligne de crête. Nous nous garons après le pont (1326m) et prenons la piste qui monte vers les Lauzes. Nous ne tardons pas à la quitter et chaussons les
raquettes pour gagner le GR50. De nombreuses mésanges noires chantent autour de nous. Les torrents dévalent les pentes et ruissellent sur le chemin bordé de tussilages et d’hépatiques. Quelques
primevères et pulmonaires commencent à éclore.
Petite halte avant le col pour prendre notre repas. Nous voilà repartis. Il ne nous faut que quelques minutes pour arriver au lac et au col des Lauzes (1837m) où nous quittons le GR pour
suivre un sentier sur la gauche vers Les Balmettes.
Hépatiques
Pause repas
Les Balmettes
Cette pente au sud est moins enneigée. Quelques pulsatilles printanières ont fleuri.
Dernière montée dans la neige et nous voilà au col d’Anon (1891m). Le vent froid s’est levé et a eu raison de tous les bruits. Le soleil a disparu.
Le col d'Anon
C’est en raquettes que nous suivons le petit chemin qui longe les falaises en contrebas jusqu’au torrent que nous devons traverser pour arriver au Crouzet. Nouvelle pause dans les prés
où chantent des grives draines.
Nous profitons de quelques éclaircies avant de continuer la descente vers le Sapey par la piste. Nous traversons une forêt de conifères qui nous réserve quelques surprises : un
Merle à plastron et deux Bouvreuils pivoines.
Il est 8h du matin. De gros flocons tombent sur la station, mais bientôt la neige cesse. Dire qu’il fait beau serait exagéré, mais la rando devient
possible.
Nous partons à pied et empruntons le chemin en direction de Tournoux qui coupe les pistes. La station ferme à midi et les skieurs se font plutôt rares. Il est
donc facile de traverser les pistes.
A Tournoux, nous pouvons observer deux Merles à plastron. Ils ne chantent pas mais se laissent facilement observer. Le chemin qui coupe à travers bois
longe à présent une barre rocheuse munie d’une via ferrata. Deux grimpereaux des bois semblent ramper le long des troncs. Au loin un Pic noir tambourine.
Nous rejoignons le GR50 et pique-niquons sur une table le long du chemin. Un sitelle se perche au-dessus de nous ainsi que deux Mésanges boréales. Entre
les plaques de neige, le sol est tapissé de crocus blancs et de crocus vernus.
Tournoux
Col de Pousterle
Crocus
Nous continuons notre chemin qui
redescend vers une vallée et contourne la tête de d’Oréac. Deux Faucons crécerelles survolent la crête. Un Grand corbeau pousse son cri rauque.
La neige se fait plus rare et nous enlevons nos raquettes. Nous apercevons quelques marmottes autour du gîte de la Pousterie. Nous continuons à descendre
et arrivons aux Clausas (1574m). Dans les prés les passereaux sont nombreux : mésanges boréales, mésanges huppées, mésanges noires, rouge-queue noir et un Traquet motteux
mâle.
Gîte de la Pousterie
Mésange boréale
Nous quittons le GR et montons au Pré rouge (2006m) à travers des forêts où venturons et mésanges volent autour de nous. Les raquettes aux pieds nous
gagnons la tête d’Oréac (2088m) qui surplombe le plateau et redescendons à la station en passant par le lac de Hermes.