Arrivée des bénévoles au gîte de Salin de Badon pour un repas commun.
Nous nous levons à l'aurore pour
parcourir les différents observatoires de Salin de Badon. Les passereaux sont nombreux sur le chemin et les chants d'une grande variété emplissent l'atmosphère fraîche de cette journée. Les
pluviers et les courlis sont aperçus depuis l'observatoire des Flamants. Un groupe de Chevaliers arlequins, quelques Oies cendrés, des Canards souchets se reposent du côté de l'observatoire des
Foulques. C'est à cet endroit que nous observerons longuement deux Gorgebleues à miroir.
Direction le Marais du Grenouillet. En chemin, dans un champ en face du Mas de Fiélouse, nous nous arrêtons pour observer un magnifique Faisan de Colchide et quelques Bruants proyers. C'est le moment choisi par un vol de Grues cendrés pour traverser le ciel.
Un peu plus loin, le Marais du Grenouillet regorge de Vanneaux huppés, mais tout semble s'être envolé le matin, après le passage des chasseurs.
Nous déjeunons à La Capelière, puis nous dirigeons sous la pluie vers le Mas d'Agon pour observer quelques grèbes, Grandes aigrettes et Busards des roseaux.
Plus tard, au crépuscule, les Oies cendrées affluent dans le Marais du Grenouillet. Encore quelques observations sur les chemins de Salin de Badon et la nuit tombe. L'occasion de partager à nouveau un repas convivial.
Vol de Chevaliers arlequins
Le déjeuner à La Capelière sera l'occasion de photographier une Grande aigrette aux abords d'un observatoire. En retrait, quelques Fuligules milouins et morillons nagent derrière elle.
L'après-midi le groupe de bénévoles découvre le Verdier du Sambuc, où, surpris dans sa roselière, un Butor étoilé s'envole furtivement au regard des plus chanceux. Les Pipits farlouses, Bruants des roseaux et Alouettes des champs s'envolent à notre passage tandis qu'un renard croise notre chemin. Dans un paysage magnifique, c'est probablement le cheval venu à notre rencontre qui restera dans les mémoires de la plupart...
Déjà le soleil tombant à l'horizon annonce la fin de notre week-end en Camargue.
Nous nous rendons de bonne heure à la gare
routière et prenons le bus pour Briteiros et parcourir le PR2, sentier de 9km permettant de découvrir cette région viticole et les vestiges de la cité romaine de Briteiros. Le sentier traverse
les grandes forêts d’eucalyptus et de mimosas. La faune n’est pas très riche mais la balade dans la brume sympa. Nous arrivons vers 12h à la citania et visitons les ruines au milieu des
chênes.
Après avoir discuté avec le gardien qui
avait travaillé longtemps en France, nous reprenons notre balade. Le chemin de retour est assez rapide et longe une rivière aux moulins à eau puis un petit canal. Balade agréable mais attention
au balisage ! Les marques peintes sont souvent peintes sur les eucalyptus qui perdent leur écorce !
Départ de Costa Nova. Nous prenons le bus en
direction d’Aveiro et plaçons notre valise dans la soute. Arrivés à la gare d’Aveiro, plus de valise dans la soute… Le conducteur assez surpris également essaye de nous rassurer en portugais. Un
voyageur joue alors l’interprète « tout est normal, la valise est dans l’autre bus ! »… ? Quel autre bus ? Il n’y en avait qu’un à Costa Nova ! Téléportation des
valises ? Effectivement, 30mn plus tard, un autre car de la même compagnie nous remet notre valise presque intacte. Durant le voyage, la porte de la soute s’était probablement ouvert, et la
valise tombée sur la route ramassée par le car suivant… Une chance.
Nous pouvons enfin prendre le train pour
Porto Campanhia où nous changeons pour Guimaraes. Nous arrivons dans cette ville au centre médiéval vers 14h après 5h de trajet. Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel nous mangeons à nouveau
une francescinia et le ventre plein partons à la découverte de la ville médiévale.
Une petite balade le long de l’océan
nous permet d’observer le passage des oiseaux marins. Postés sur une digue battue par les vagues, nous scrutons l’horizon et les oiseaux au milieu de la brume. Les Fous sont nombreux à
passer. Nous n’observerons au final que 3 Puffins et 2 Eiders.
Nous reprenons la balade et ne sommes
pas à bout de nos surprises. Nous apercevons bientôt un Elanion blanc perché sur une branche morte. Il s’agit d’un individu adulte. Ses épaules noires sont bien visibles. Un couple de
Faucons crécerelles vient se poser sur des branches voisines en le houspillant au passage. L’Elanion finit par décoller et part en chasse. Il se place en position de saint-esprit et semble
descendre tout en douceur puis change de perchoir. Il finit par disparaître dans la brume en direction de la Ria.
Nous empruntons les vélos à l’hôtel et
prenons la direction du sud en longeant la Ria, traversons le pont à Bara et prenons le ferry à Forte de Bara. Il traverse la Ria bordée d’un grand port de pêche, d’un port de commerce et d’une
exploitation salinière. Nous débarquons à Sao Jacinto et rejoignons rapidement la réserve. Nous suivons un parcours fléché qui traverse les dunes et les grandes forêts de d’eucalyptus. Deux
observatoires et une plate-forme en bord de mer permettent d’observer les oiseaux de la réserve.
Sao Jacinto
Les deux observatoires donnent sur des plans
d’eau. Du premier nous ne pouvons observer que 2 foulques. Le second plan d’eau est en revanche fréquenté par un nombre important de Canards colverts et de Canards siffleurs. En mer, nous pouvons
observer le passage de nombreux fous ainsi que de quelques puffins (des Anglais ou yelkouan). Un groupe d’une cinquantaine de Macreuses noires repose au milieu des vagues et nous les apercevons
par intermittence. Un groupe d’une centaine de limicoles (principalement Grands Gravelots en halte migratoire et quelques Gravelots à collier interrompu et Bécasseaux sanderling) s’agglutine sur
la plage.
Port de pêche
De retour à Costa Nova c’est l’occasion de
goûter à la spécialité « l’ovos moles »… et bien comme son nom l’indique, l’intérieur est un jaune d’œuf molé mélangé à du sucre et enrobé dans de la patte d’amende. Ça calle…
Nous quittons notre hôtel à Porto situé
rue Santa Catarina et gagnons la gare. Le hall est recouvert d’azulejos. Nous n’avons pas longtemps à attendre, un train part justement pour Aveiro.
Les canaux d'Aveiro
Mais notre périple ne s’arrête pas là et
nous voilà au bord de la route attendant le bus pour Costa Nova, petite station balnéaire aux maisons rayées située entre l’océan et la ria d’Aveiro. Nous terminons la journée par une petite
balade en bord de mer. Dans les dunes nous pouvons observer de nombreux passereaux : verdiers, Pipits farlouses, Cochevis huppés, chardonnerets…
Piéride du chou dans les
dunes
Après un bref tour dans le parc, nous gagnons
la côte battue par les vagues et suivons la côte en direction de Porto. Le soleil est au beau fixe et la température agréables. Sur la digue dans l’embouchure du Douro, les pêcheurs se succèdent,
mais il est impossible d’aller jusqu’au bout en raison des vagues qui recouvrent de temps à autre la digue.
Tournepierre
Nous poursuivons notre chemin en direction
de la ville en longeant à présent la rive du fleuve. De nombreux rats courent entre les rochers de la jetée. Nous arrivons à l’embouchure d’une rivière se jetant dans le Douro. A cet endroit se
trouvent des îlots, refuge pour les oiseaux. Un banc et même installé avec un panneau présentant les oiseaux qu’il est possible d’observer. Les Laridés et les hérons sont nombreux.
Espèces observées : Goéland
leucophée, Goéland brun, Goéland marin (1), Mouette rieuse, Héron cendré, Tournepierre, Chevalier guignette, Grand cormoran.
Nous quittons les rives pour monter en
direction des jardins du Palais de glace d’où nous avons une très belle vue sur la ville et le fleuve.
Aujourd’hui, visite de la ville de Porto, ses
églises, ses dédales, ses caves. Nous descendons la rue Santa Catarina où se succèdent les boutiques en admirant les « azulejos », carreaux vernissés recouvrant les façades de la
plupart des bâtiments. Nous nous arrêtons d’abord devant la chapelle des Ames, puis l’église de Santo Ildefonso (construite entre 1730 et 1737) avant d’arriver à la cathédrale. Construite au XII°
siècle en style roman, elle contient un cloître de style baroque qu’il est possible de visiter.
Après la visite, nous gagnons l’autre rive du
Douro en traversant le Ponte D. Luis d’où nous jouissons d’une vue magnifique sur la ville et le fleuve. Les caves de Porto se succèdent sur l’autre rive et après avoir fait un tour en bateau sur
le Douro nous visitons les caves de Calem. La visite se termine par une séance de dégustation fort agréable. De retour au centre-ville de Porto, nous mangeons dans l’un des nombreux restos qui
bordent le fleuve. Nous goûtons l’une des spécialités : la « francescinia », croque-monsieur avec steak, charcuteries diverses, œuf sur le plat, frites, le tout recouvert d’une
sauce aux fruits de mer… de quoi vous caler pour 10 jours…
